Eglise Sainte Rita (Nice)

Bougies proposées par cette église

L’Eglise de l’Annonciation, appelée « Eglise Sainte Rita » par tous les Niçois, est l’une des plus anciennes de Nice.

On peut établir la date de sa construction vers l’an 900 de l’ère chrétienne. Dédiée à l’apôtre Jacques le Majeur pendant 935 ans, dont 893 comme paroisse, elle fut la deuxième, en importance, des quatre paroisses de la ville de Nice. L’église qui abritait entre autres l’autel de Saint-Érasme, patron des navigateurs, était celle de la paroisse de la Marine.

En 1604, après l’administration paroissiale des Bénédictins, les pères Carmes desservirent l’église en y établissant la confrérie « Notre Dame du Mont Carmel ». L’église étant en très mauvais état, les pères décidèrent en 1676 de la reconstruire. La première pierre de la nouvelle construction est posée le 15 mai 1677.

En 1793, par décret du gouvernement de la Terreur, l’église fut fermée et réduite à un dépôt de sel. Douze ans plus tard, en 1806, elle fut restaurée et rouverte au culte.

Le 16 juillet 1834, fête de Notre Dame du Mont-Carmel, un grave incendie éclata dans l’église et détruisit le grand tableau de l’abside. Il s’agissait d’un tableau représentant la Transfiguration de Jésus-Christ devant les trois apôtres Pierre, Jean et Jacques le Majeur (titulaire de l’église), œuvre importante du peintre Domenichino. Le tableau fut remplacé par celui de L’Annonciation, œuvre du peintre russe K.A. Chevelkine (1829). Le tsar Alexandre Ier en avait fait don au général comte Alexandre Michaud de Beauretour. Ce dernier, né et mort à Nice, fut aide de camp du tsar et commandant militaire de la Russie impériale. Après l’incendie, Michaud offrit le tableau à l’église. C’est à partir de ce jour que l’église changea de titulaire et fut appelée « Eglise de l’Annonciation ».

La façade fut rénovée en 1836.

En 1844, Monseigneur Galvano, évêque de Nice, la confia aux pères Oblats de la Vierge Marie qui entreprirent une restauration complète de l’édifice, avec notamment l’exécution des portes en noyer sculpté vers 1845 (encore visibles aujourd’hui).

En 1934, le père Andrea Bianco, alors recteur de l’église, y introduisit le culte à Sainte Rita en installant une statue de la sainte dans le premier autel latéral en entrant dans l’église. La dévotion des Niçois à sainte Rita n’a cessé depuis lors de grandir à tel point que l’église est davantage connue aujourd’hui sous le vocable d’Eglise Sainte Rita, que sous son nom véritable d’église de l’Annonciation.

Sainte Rita, Sainte des causes perdues et désespérées, vécut de 1381 à 1457.

Cinq siècles plus tard sa vie continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde. Une vie où se côtoient phénomènes mystiques et simplicité du quotidien, une vie chargée de grandes souffrances mais vécue dans la joie « d’aimer sans compter ».

Jeune fille Rita est déjà toute tournée vers Dieu. Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle surmonte par sa douceur et sa patience les difficultés initiales de son mariage. Elle vit dix-huit années de bonheur avec l’homme dont elle aura deux enfants. Elle a 36 ans lorsqu’il est traîtreusement assassiné. Quelques temps plus tard, elle perd ses deux enfants.

Entrée au monastère elle s’immerge dans une intense vie de prière. Son union intime au Christ crucifié se manifeste par le stigmate de l’épine. Elle accueille tous ceux qui viennent demander son aide et sa prière.

Toute la vie de Sainte Rita respire l’amour de Dieu et la confiance totale en sa Providence.

Mourante, Rita demande à sa cousine d’aller lui cueillir une rose. Bien qu’en « plein hiver » la parente trouve la rose. Cet épisode est à l’origine de l’image où l’on voit Sainte Rita répandre des roses, symbole des grâces qu’elle obtient pour ceux et celles qui font confiance en l’intercession de « la sainte des causes désespérées et des cas impossibles. »

Tant d’épisodes de la vie de Sainte Rita manifestent comment elle réussit à surmonter, dans la foi et la confiance, des situations qui semblaient désespérées : la violence de son mari, les complications pour entrer au monastère, l’impossibilité de réconcilier des clans en conflits, et tant d’autres, jusqu’à celle, qui révèle la confiance de Rita et la poésie de Dieu, d’obtenir une rose en hiver…

Mais si Rita est appelée la « Sainte de l’impossible », c’est aussi à cause des nombreux miracles obtenus par son intercession. Au moment du procès de béatification, plus de 300 ex-voto témoignant de grâces obtenues ont été comptabilisés dans l’église du monastère. Les plus anciens datent de 1457, dix ans après sa mort.

A tel point que les autorités communales elles-mêmes ont demandé à un notaire d’enregistrer soigneusement les guérisons miraculeuses qui survenaient auprès de la tombe de Rita. Pour la seule année 1457, onze miracles ont été jugés suffisamment incontestables pour être mis par écrit. Le plus grand est survenu le 25 mai de cette année-là : un aveugle, Battista d’Angelo, a retrouvé la vue après avoir prié devant le tombeau de la sainte.

Encore aujourd’hui d’innombrables témoins attribuent à l’intercession de Rita d’avoir été secourus dans des situations extrêmement difficiles ou humainement désespérées.

Pour en savoir plus sur Sainte Rita : http://www.sainte-rita.net/sainte-rita/vie-de-sainte-rita

Désormais partenaire, Wilum vous permet de faire allumer un cierge dédié à Sainte Rita dans l’église de l’Annonciation

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Responsable de ce lieu

Père Patrice Veraquin

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