Basilique Ste Marie Madeleine (Saint Maximin)

Bougies proposées par cette église

Marie-Madeleine (ou Marie de Béthanie), sœur de Marthe et de Lazare, fuyant les persécutions d’Hérode, a trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa sœur. Après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, elle a occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume pendant qu’elle évangélisait la Provence. À sa mort, elle a été ensevelie à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Devenu célèbre, son tombeau qui se trouve dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines venus de l’abbaye de Saint-Victor à Marseille. Au VIIIe siècle les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l’abri les précieuses reliques. Le culte de la Sainte reste cependant vivace.

Le souvenir de cette sépulture ne s’étant pas perdu, le prince de Salerne, Charles II, fils du comte de Provence Charles Ier fait entreprendre en 1279 des recherches pour retrouver les reliques de sainte Marie-Madeleine à laquelle il voue une grande dévotion. Ces recherches aboutissent à la découverte d’une tombe paléochrétienne, la crypte actuelle, contenant des ossements qui auraient appartenu à la sainte. Charles II, devenu comte de Provence et roi de Naples, se rend en avril 1295 auprès du Pape Boniface VIII apportant avec lui les procès-verbaux rédigés par les évêques de Provence authentifiant sa découverte. Il obtient du Pape des bulles qui accordent des indulgences aux visiteurs et certifient l’authenticité des reliques. Le Pape décide également de confier la garde de Saint Maximin et de la Sainte-Baume aux frères prêcheurs de saint Dominique.

Des fouilles réalisées en 1993 au sud immédiat de la basilique ont mis au jour un complexe religieux datant du début du VIe siècle composé d’une église à laquelle était accolé un baptistère. Le mausolée correspondant à la crypte actuelle se serait donc élevé à la périphérie de cet habitat à une date antérieure d’un siècle seulement. Vers l’an mil cette église primitive est reconstruite et agrandie au détriment du baptistère. Restaurée vers 1200, elle devait être encore en place lors de la découverte des reliques de Marie-Madeleine.

Historique de la construction de la Basilique

En 1295 Charles II d’Anjou, devenu Comte de Provence et Roi de Sicile, décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau une basilique et un couvent de dominicains. Les travaux prennent une réelle ampleur à partir de 1305, grâce notamment à la nomination à la tête du couvent de Saint-Maximin de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328. En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L’entrée de la crypte se situe alors en dehors de l’église. En 1404 on sait que l’abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée. La crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.

Les travaux reprennent sous Louis XII en 1508 avec la nomination d’un nouveau prieur, Jean Damiani qui exercera le plus long prieurat du couvent durant trente cinq ans de 1508 à 1543. Les travaux de la quatrième travée sont repris et terminés en 1513 sous la direction de l’architecte Hugues Caillat. Les trois premières travées sont achevées en 1532 après quelques interruptions dues notamment à la peste.

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Responsable de ce lieu

Père Florian Racine

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